L’arrache mots; de Judith Bouilloc. #PLIB2020

Alerte coup de cœur !!!!

Le résumé

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La jeune Iliade a un don merveilleux : le pouvoir de donner vie aux mots et aux histoires. Ce don fait d’elle la bibliothécaire la plus célèbre de tout le royaume d’Esmérie.

Le matin où elle reçoit une demande en mariage presque anonyme, elle n’est sûre que d’une chose : son prétendant est un membre de la famille royale !

Bien décidée à comprendre qui s’intéresse à elle et surtout, pourquoi cette personne lui propose un contrat de mariage si avantageux, Iliade se rend dans la capitale. Là-bas, elle découvre les fastes de la cour… et la froideur de son fiancé. Pourtant, elle finit par s’attacher à lui et se retrouve, bien malgré elle, propulsée au cœur d’intrigues et de complots auxquels rien ne la préparait.

Auteure : Judith Bouilloc

Genre : Fantasy jeunesse

Maison d’éditions : Hachette

Nombre de pages : 295 p

Date de sortie : 2 mai 2019

#ISBN9782016270080

Ma note : 💖💖💖💖💖/5💖

Ce que j’en pense :

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Je n’avais pas vraiment entendu parler de ce titre avant les sélections du PLIB 2020. Et puis il m’a beaucoup intrigué… J’ai mis pas mal de temps avant de me lancer puisque je l’ai lu très récemment ! Et heureusement car sinon je serais passée complètement à côté pour mon vote des 5 finalistes. Car oui, il fera bien partie de mes 5 « chouchous ».

J’ai commencé ma lecture et, tout de suite, j’ai su que j’allais adorer ce livre ! Je me sentais tellement bien dans cette histoire et je n’avais pas du tout envie de le terminer. Alors j’ai essayé de faire durer le plaisir sur quelques jours…

Parlons un peu de cette histoire, je reviendrai sur mon avis juste après.

L’histoire commence donc avec Iliade, jeune bibliothécaire à Pergame. Iliade possède un don particulier : elle est une arrache mots. Ce don consiste à faire vivre chacun des mots qu’elle lit. Ils commencent à se détacher des pages, à voltiger autour d’elle puis à se matérialiser . C’est vraiment sa propre interprétation qui prend vie autour d’elle.

Elle vit avec sa mère, sa grand mère, qui elle aussi possède un don mais tout autre que celui de l’arrache mot, et une de ses sœurs. Iliade essaie de se remettre d’une séparation douloureuse avec un écrivain à succès. Jusqu’au jour où elle reçoit une missive de la capitale, Babel. Cette lettre est une demande en mariage signée seulement d’un nom de famille. Le nom de la famille royale. C’est carrément un contrat de mariage et un contrat plutôt avantageux. Après une grande réflexion, elle se décide finalement à partir pour la capitale, accompagnée de sa grand mère.

Elle ne sait rien de ce mystérieux fiancé et va mener sa petite enquête avec l’aide de sa sœur, journaliste à Babel…

Je m’arrête là pour l’histoire !

Ce livre est un magnifique conte rempli de poésie et de tendresse qui a su me transporter dès les premières lignes. La poésie est un genre que j’aimais bien plus jeune et que j’ai délaissé avec le temps. Mais l’auteure et Iliade m’ont donné envie de me replonger dans des recueils de poésie. Il y a beaucoup de références littéraires dans ce roman et j’ai apprécié que l’auteure nous explique ces références dans ses notes de bas de page.

J’ai adoré Iliade qui est une personne tellement douce et tendre !! Le fiancé… Il m’a séduite aussi !!! Bien qu’il soit quand même très distant, froid, réservé… Mais dans l’ensemble tous les personnages m’ont plu !

Évoquons un petit sujet « épineux »… Ce livre est très souvent, voire systématiquement, comparé à la Passe Miroir de Christelle Dabos. Pour être honnête, à part cette histoire de fiançailles, je ne voyais pas vraiment les ressemblances… Alors, ce n’est pas parce qu’il est comparé à cette saga connue, qu’il n’est pas apprécié. Mais cela me « gênait » de le voir trop souvent comparé, car pour moi cette histoire est à part entière. J’ai voulu comprendre en quoi il ressemblait tant à cette saga aux yeux d’autres lecteurs. J’ai lu le premier tome de La Passe miroir, que j’ai d’ailleurs beaucoup apprécié mais je n’ai pas eu l’occasion de lire la suite. Alors je me suis dit que peut-être j’avais loupé des éléments qui m’auraient permis de faire un lien entre ces deux histoires. Ce fut l’occasion d’une discussion très constructive et intéressante avec d’autres lecteurs.

Tout d’abord, on m’a expliqué que l’auteure avait parlé d’hommage à La Passe miroir. Chose que je n’avais pas entendue encore. D’accord ! Ensuite certains ont trouvé les personnages trop similaires. Personnellement, je n’ai pas eu la même impression. En tous cas, pas pour Iliade. Ophélie (dans la Passe miroir) est un personnage maladroit, pas très jolie, mal habillée… Alors qu’Iliade, même si elle n’est pas décrite comme jolie, elle attire quand même la gente masculine. Elle n’est pas maladroite au contraire je la trouve précise dans ce qu’elle fait, en tous cas avec son don. Quant à ses vêtements, la seule chose qu’elle ne souhaite pas, c’est se soumettre à la mode de la cour. Elle a un petit côté extravagant mais qui correspond à son don et ses représentations. Peut-être que la ressemblance se retrouve plus dans les traits de caractères…

Du côté du fiancé, il peut y avoir des similitudes, en effet, avec Thorn. Mais des personnages torturés, froids, réservés, on en retrouve dans beaucoup de romans.

Tout comme cette cour où l’on retrouve des complots. Ce n’est pas quelque chose propre à l’univers de Christelle Dabos. Donc pour moi, pas de ressemblances.

Bref… Tout cela pour vous dire que je pense qu’il faut vraiment prendre ce livre comme un hommage en effet, mais surtout, ne pas partir dans sa lecture avec en tête une comparaison continue à cet univers bien connu. Avant de me plonger dans ma lecture je n’ai vu que des avis qui comparaient les deux œuvres et déjà, j’avais un a priori…

C’est pour cette raison que je trouvais important d’évoquer le sujet dans mon article.

Pour en revenir à mon avis, j’ai trouvé l’écriture de Judith Bouilloc vraiment très jolie. Elle correspond parfaitement à l’époque où pourrait se passer l’histoire. Nous n’avons pas d’indications de temporalité mais par rapport aux œuvres littéraires citées, on peut se faire une petite idée de l’époque. J’ai une certaine frustration à ne pas vous en dévoiler plus mais c’est un roman assez court, et il serait dommage de trop vous en dire. C’est un beau livre dans tous les sens du terme. D’ailleurs l’exemplaire de ma photo n’est pas le mien, il s’agit d’un prêt mais je vais craquer, il me faut ce liiiivre ! J’ai envie de le relire encore et encore et c’est assez rare chez moi ! Et puis les éditions Hachette ont fait un excellent travail sur ce livre. Y compris à l’intérieur. Cette histoire m’a fait beaucoup de bien, elle était tellement jolie et réconfortante. J’ai aussi été émue… Je le répète mais c’est un très joli conte de fée.

Vous l’aurez compris, ce livre je l’aime !!! Alors si vous ne l’avez pas lu, qu’attendez vous ?

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